On travaille autant que les autres et beaucoup trop !

Publié le par Double-Six

On travaille beaucoup trop... pour un peu que l'ambiance soit mauvaise en plus au bureau ou qu'il n'y en ait pas du tout, alors là, se rendre dans sa boîte tous les jours devient une corvée...qui dure des années si ce n'est des dizaines d'années.

Je n'en peux plus des discours moralisateurs ambiants, de la culpabilité toute chrétienne, des jugements à l'emporte-pièce. On jalouse les fonctionnaires, tous ceux qui ont des avantages réels ou fantasmés (de plus en plus fantasmés, dirais-je). On veut que tout le monde souffre tout autant que soit. Comme si ça prouvait qu'on a de la valeur. Quel raisonnement à la con !

Quand le travail est principalement un gagne-pain, c'est aussi une forme de torture. Le temps qu'on y consacre, qu'on y perd. Debout toute la journée à remplir des barquettes de salade en usine ou gérer des projets absurdes, cloué.e à un bureau alors que l'accomplissement de soi est ailleurs. L'être humain.e est naturellement fainéant et on a qu'une vie. On perd notre vie à la gagner...

Pourtant, on est toujours libre de partir, oui, mais survivre en dehors du système demande un sacré courage et de savoir renoncer à tant de confort. Le confort basé sur la production de tant de déchets. Toutes les choses dont on se passe aisément dès lors qu'on commence à fureter en dehors de ce qui est "normal".

Travailler à plein temps oblige à consommer, beaucoup. Et on consomme par manque de temps. Il est beaucoup plus pratique et rapide de prendre sa voiture plutôt que le bus tous les jours. Plus pratique d'acheter des tas de produits préparés, emballés plutôt que de jardiner, cuisiner. Plus facile et rapide d'acheter son dentifrice que de le fabriquer soi-même.

Tout ça par manque de temps. On peut changer ses habitudes, peu à peu, bien sûr, mais à chaque coup de bourre, on est tentés de retomber dans le facile, le tout prêt.

Le plus vicieux, c'est la consommation qui permet de remplir le vide intérieur. Vide intérieur causé par la fatigue du travail, le rythme de vie. Tu es lessivé.e, tu vas au supermarché du coin (parce que passé 19h, les petits commerçants, eux, sont fermés). Tu venais prendre du fromage et de la salade mais voilà que ... tu as envie de prendre ton temps, de flâner. Il y a tant de choses à regarder au supermarché.

Et vas-y que tu t'achètes un gadget dont tu n'as pas vraiment besoin ou ce livre que tu pourrais très bien emprunter à la bibliothèque. Et si j'allais voir les taies d'oreiller, les téléphones portables tant que j'y suis ?

Il faut des petits plaisirs. Mais quand ils passent avant tout par la consommation, prends garde ! N'as-tu pas d'autres moyens de te faire plaisir ?

La solution est sans doute dans le fait de travailler moins pour ralentir le rythme, d'éliminer les achats inutiles et/ou compulsifs, de revenir au moment présent et de l'apprécier (c'est bien la seule chose sur laquelle on ait prise). Et savoir résister au regard des autres, à la pression de la consommation (tu passes très vite pour un.e ringard.e, un.e pingre ou un.e huluberlu).

A-t-on réellement besoin de :

- sopalin ? Serviettes en papier ? Non, on peut utiliser des serviettes en tissu, des serpillères.

- de film plastique et alu ? Non, tu planques tes restes entre deux assiettes creuses, dans ton frigo et le tour est joué.

- de coton pour se démaquiller ? Non, tu peux aussi acheter des carrés de coton lavables et ils durent une éternité.

- de serviettes hygiéniques/tampons ? Non, tu peux apprendre à dompter la coupe menstruelle ou les serviettes hygiéniques lavables.

- de jus de fruit (pour le matin) ? Non, il suffit de croquer un vrai fruit.

Les petites économies sont partout.

 

 

 

 

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