Flash-back...

Publié le par Farfalle, le papillon italien

Et dire qu'il a quand même été élu...malgré toutes ces informations, à portée de main, c'est é-coeu-rant. 53% d'irresponsables! 
 
 

envoyé par RichardTrois


Je ne comprends pas comment Sarko a pu arriver au pouvoir lorsqu'on voit les propos qu'il tient sur les gènes. Gènes de futurs pédophiles...de futurs suicidés...

Alors que les scientifiques, bien plus instruits que lui, démentent totalement cette hypothèse!
 
Déjà que c'est lui et ses détestables acolytes qui incitent au contrôle et au fichage des mineurs...imaginez les dérives...

Un Sarko qui parlait de karcheriser les banlieues...ce type avec lequel Chirac a refait Ami-Ami parce que ce dernier lui a assuré qu'il ne sera pas inquiété pour ses sales magouilles minables, une fois descendu du trône!

Quand on voit les amitiés qu'il entretient avec les grands patrons de presse, ce qui lui épargne pas mal d'articles critiques...quand on voit que le gouvernement au sein duquel il a travaillé s'est davantage préoccupé de redistribuer au profit des plus aisés que de relancer l'activité en chute libre, une compétitivité industrielle qui connaît un déclin inquiétant, une dette publique qui progresse et même des prélèvements obligatoires en hausse (Alternatives économiques)!

L'UMP est une bande de loups avides, décidément!


L'étendue de sa connerie est si grande, que je ne peux tout citer.

Mais reprenons quand même quelques extraits choisis du livre d'Azouz Begag, cités dans Marianne. Vous savez, ce ministre contraint de démissioner parce que la machine Sarko s'est retournée contre lui... POUR 3 FOIS RIEN

C'est édifiant!


Rappel des faits:
2 jeunes morts électrocutés dans un transformateur le mardi 27 octobre 2005. Sarko se rend sur place, emploie selon son habitude un vocabulaire provocateur à l'égard des jeunes délinquants qui pourrissent la vie des habitants des cités. Ces derniers allument le feu...la France entière se tourne vers cet évènement.

Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances est invité sur France 2 à une émission afin de donner son avis sur les propos de Sarko-le-nabot.

Il dit qu'on ne peut pas dans les banlieues prononcer des mots pareils...qu'il songe tous les jours à démissionner...mais on voit sur la vidéo combien il tente de mettre en valeur le gouvernement UMP dont il fait partie , combien il cherche à le défendre. Délicate entreprise... mais bref, on voit qu'il n'a aucunement l'intention de nuire au suppôt:

  



Pourtant l'équipe UMP se sent trop schoked...je cite:

 "Les réunions de crise s'enchaîne à Matignon...Je vois dans les yeux de De Villepin qu'il n'est plus avec moi...J'ai provoqué un tollé politique au sein de l'UMP...


Des députés UMP demandent même sa démission pour absence de loyauté gouvernementale!

Non mais quand on a vu la vidéo, on croit rêver!

Après cet épisode, il ne sera plus désormais fait mention d'Azouz Begag dans le Parisien, ou sur Europe 1 par exemple:

 "J'essaie plusieurs fois de joindre le rédacteur en chef (du Parisien). Pas de réponse.  Il a dû recevoir un coup de fil de poids pour ne plus citer mon nom  dans son journal pendant un an".



Les critiques contre moi sont montées à l'étage supérieur par les ministres sarkozystes et quelques fameux députés. Ils m'agressent avec dédain dans les médias:

Il est scénariste, il fait du civisme, c'est un écrivain...il n'y connaît rien en politique...c'est le Beur de Villepin.

A l'entrée du conseil, on me regarde comme celui qui a osé. Sarko ne m'adresse pas un seul regard. Seul un ministre m'apporte son soutien en catimini: "T'as bien fait!", avant de retourner à sa place sans être vu près du trublion que je suis, le briseur de cohésion gouvernementale. A part lui, silence sur toute la ligne. Pas un signe de mes collègues. Je suis seul, sans cabinet, sans moyens, sans amis. Sans carte UMP.

Il me propose mercredi prochain de me rendre Place Beauvau à pieds avec lui sous l'oeil des caméras.

Je suis stupéfait, l'homme me prend pour un bouffon. Je scrute ses yeux pour voir s'il plaisante, mais  non, il est sérieux.

- "Ok mais sans aucune caméra ni photographe. Je n'aime pas faire de la publicité de mes démarches politiques".

Agile, il propose alors que nous allions ensemble dans un quartier de banlieue. Je dis: 

- "Oui, mais sans caméra". Je précise que ce sont les médias qui enveniment les situations, qu'il ne faut donc pas se rendre avec eux dans les quartiers.

Il répond que ça ne sert à rien de sortir sans le faire savoir...


Mais tant pis. De plus en plus, je suis l'épouvantail à droite. Personne n'ose plus se montrer en photo avec moi.



De retour au ministère, consternation. Une association de Marseille n'a retenu qu'une seule chose:

"je ne m'appelle pas Azouz Sakozy"

Ca m'a fait rire. Libération en fait le titre d'un article. 


...

Je suis dans le TGV. Ce qui devait arriver arriva: un rocher me tombe dessus.

Je reçois sur mon portable un appel de Matigon. Le premier ministre veut me parler. Il m'informe que Sarkozy fait une crise à cause des propos que j'ai tenus à Marseille. Je ne comprends pas tout de suite...puis "Je ne m'apelle pas Azouz Sarkozy... ah oui".

Villepin me conseille d'appeler Sarkozy tout de suite pour lui dire qu'il y a un malentendu. Sinon, il va faire une déclaration à la presse, là-bas, à Madrid où il est en ce moment. Je ne comprends pas l'ampleur de sa réaction.

[Il appelle. Ca sonne]


L'offensé me passe un savon incroyable:

"Tu es un connard! Un déloyal, un salaud! Je vais te montrer moi, Azouz Sarkozy...tu te fous de mon physique, alors moi je vais te casser la gueule, salaud, connard!".

Je suis cloué au téléphone. A chaque fois que j'essaie de placer un mot il me coupe:

"J'en ai rien à foutre de tes déclarations, tu vas faire une dépêche à l'AFP sinon je te casse la gueule". 

Il raccroche. Le ministre de l'intérieur m'a conseillé, dans une ultime menace de ne plus jamais lui serrer la main, sinon il allait m'en cuire, sale connard que je suis.

" Aller, fissa sors de là! Dégage d'içi, je te dis dégage!", me fait Brice Hortefeux alors que nous sommes voisins sur les bancs de l' Assemblée Nationale.

 Il utilise un terme de l'époque coloniale. Il se croit encore dans l'Algérie de l'indigénat. Je fais le benêt. Je dis que je ne comprends pas le breton.

-"Fissa, dégage d'içi!", il me répète plusieurs fois. Non, je reste. Je marche en regardant bien où je pose les pieds.   

Publié dans Divers

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