De l'importance d'avoir la gâchette facile parce que celui qui critique, c'est ...THE Expert !

Publié le par Farfalla

AU TRAVAIL

Depuis le moment où je suis arrivée dans cette boîte, j'ai passé mon temps à culpabiliser...à cause des remarques sur le travail de l'équipe dont je fais partie.

Un collègue répondait à cela : "c'est simple, quand on nous balance ce genre de remarques assassines, il faut rappeler aux gens avec quels moyens on travaille, dans quel délai, etc. ".

Ces critiques acerbes me laissaient ...comme une pomme hébétée, coupée en deux par un sabre (???).

Puis ça a été la goutte d'eau avec une collègue particulièrement malsaine, dont le travail était loin d'être irréprochable. Elle était cheffe de projet et reprochait à tout le monde...ses propres erreurs, oublis à elle. Puis s'attribuait de bonnes idées qu'elle voyait, ici ou là. Mais ne les mettait pas en pratique. Je n'en revenais pas de voir quelqu'un faire preuve d'un tel culot.

Elle était protégée par un vieux con de la direction, lui-même très mauvais communicant et à la mauvaise foi caractérisée, mais quand même, faut oser se montrer aussi mauvais au travail. 

 

En plus, elle faisait de la provocation en disant bien fort en salle de pause "aujourd'hui c'est jour de prière !".

 

Perverse narcissique number 1

XXX

EN COLOCATION

Tous les soirs, pendant des mois, une copine me parlait de l'incompétence de sa cheffe. De tous les trucs qu'elle faisait, qui étaient cons, absurdes, etc. J'appréciais beaucoup cette copine. Puis on s'est installées en coloc.  

Très vite, je l'ai trouvé odieuse (colérique, capricieuse, jalouse...) de façon récurrente. À relever tout ce que moi et l'autre colocataire ne faisions pas. À se plaindre sans cesse de TOUT faire (on avait pourtant un planning ménage bien respecté par tous). Je l'envoyais chier. Une connasse au boulot, une connasse en colocation, ça commençait à faire beaucoup !

Et du coup, ses critiques répétées sur sa cheffe, je ne les voyais plus de la même façon.

Perverse narcissique number 2

XXX

CHEZ LE COIFFEUR

Il y a quelques semaines, je suis allée chez la coiffeuse. Elle s'est répandue en critiques sur la dysharmonie de ma coupe de cheveux, sur la maladresse du précédent coiffeur. À l'entendre, c'était la fin du monde. Alors que moi... j'adorais ma coupe de cheveux. Je venais juste faire couper les pointes.

Peut-être y avait-il là une stratégie de sa part pour couper plus et me faire payer plus cher à la fin. Quoi qu'il en soit, j'avais visiblement à faire à la Subject Matter Expert. Elle était tellement négative avec ses petits coups de peigne secs sur mes cheveux encore humides que j'ai cru un instant que c'est contre eux qu'elle avait une dent...

Bref, j'ai été traumatisée par THE EXPERTS EN VIE ! J'ai fini par assimiler la leçon : celui qui critique, c'est THE EXPERT!

Et celui qui critique, c'est celui qui s'impose les trois-quarts du temps. Même si tout le monde pense que c'est un(e) gros(se) con(ne), il/elle gagne dans un premier temps. Parce qu'on ne veut pas de conflit, alors chacun se tait et encaisse.

Je cherche encore la solution. À part fuir ces personnes, que peut-on faire ?

Publié dans Divers

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mamalilou 26/05/2014 15:08


euh... une angoisse m'étreint soudain 


j'ai été trop "expert", trop "je sais tout" (je crois en savoir plus que toi, je crois pouvoir t'apporter un truc, je crois que j'en sais suffisamment, et toutes les déclinaisons objectives),
trop "critique" 


naaaan, bien sûr, l'angoisse ne m'étreint pas... j'illustre là l'angoisse future, désormais, de celui de tes lecteurs qui aura motivé ton billet!!


tu nous écriras alors si le développement suivant, la parade du critique-je-sais-tout, sera de te taxer de "susceptible"... là, tu auras sans doute les oreilles qui s'échauffent... à juste titre,
car on débordera dans l'analyse des rapports fallacieux, des tentatives de prise d'ascendant sur le dialogue... 


c'est d'ailleurs déjà cette suspicion de caractère malsain du dialogue qui a motivé ton billet,... n'est-ce pas? ceux qui prennent l'habitude de saisir toute simple conversation pour tribune...
je sais... j'en suis pas loin... hahahahahahaha


mais là aussi, ya  une raison à cela, tu peux aider diplomatiquement (puisque c'est ton créneau) ton interlocuteur à s'en rendre compte... mais c'est pas obligé...

mamalilou 26/05/2014 15:00


il y a deux sortes de "critiques", ceux qui en font métier et sont payés, et les autres


premier cas: ya pas de sot métier... dit-on... 


deuxième cas: il arrive que la critique soit bienveillante, utile ou vrai, si, ça arrive...


il arrive aussi que la critique n'en soit pas, on la confond parfois avec une réserve émise (un bémol)


il arrive donc aussi que cette "critique" soit l'expression d'un ressenti (par exemple, externalités négatives subies sur le choix pourtant judicieux d'un tiers pour lui-même... il faut bien dire
qu'on existe parfois hein...)


 


une fois qu'on a bien compris que la critique n'appartient à aucun de ces cas de figures, alors seulement on peut se dire qu'on a un "critique" casse-pieds... même si par ailleurs on peut essayer
de comprendre ce que dit le comportement casse-bonbons... s'il est récurrent, s'il est circonstanciel... etc... et quelle est la part d'interaction aussi, on l'oublie souvent... c'est parfois
simplement le moment ou le ton qu'on choisit pour dire ou faire une chose qui nous vaut une logorrhée... ou une acidité gastrique résurgente!!!


bon, tu l'auras compris, c'est plus ou moins sérieux, mais si l'on ne peut pas changer ce qui est (sérieux ou pas, critique ou pas), on peut gérer la part qui nous incombe, oui, ta conclusion est
bonne: être ou ne pas être contre-critique pour survivre dans l'affirmation de soi...


et là, paf! la question ultime: doit-on toujours s'affirmer... ?


eh bien le Normand répondra très judicieusement... à moins qu'une critique ne s'élève dans la foule en délire... ^_^


 


bon après, on est tous le "con" (petit/vieux/pauv') de quelqu'un, critique ou pas, répartie ou pas, affirmé ou pas... 


répète après moi: shivo ham!!

Farfalla 22/06/2014 13:41



Hello Mamalilou,


bien vu, la critique telle qu'on la perçoit est-elle vraiment une critique pure et dure ? Et surtout, est-elle malveillante ou constructive ?


Quand j'ai écrit cet article, j'étais en pleine noyade dans une entreprise parisienne que je haïssais, dans une colocation à haute tension et avec le moral plus bas que mes chaussures.


Mais depuis, ouf, je suis sortie du panier de crabes (comme disait mon médecin). J'ai quitté ce cauchemar.


Avec le recul, je suis sûre de deux choses :


- j'étais vraiment dans une entreprise malsaine, emplie de gens malsains décomplexés.


- j'étais mal, mal à l'aise dans ma fonction de cadre, mal à l'aise dans le fourbi que c'était cette boîte, mal à l'aise dans cette région parisienne que je haïssais.


Alors, tout m'atteignait, en plein coeur, hélas. J'évoluais sans pare-feu, sans bouclier, sans casque.


L'ennui pour moi c'est de me sentir toujours aussi vulnérable, là où je suis maintenant. Et pourtant, je viens d'atterrir dans une boîte normale, avec des gens normaux, en dehors de la région
parisienne.


Je crois que je vais retourner consulter, ah ah ah !