Des larbins !

Publié le par Farfalla

 

 


 

 

Parler du syndrome du larbin me tient à coeur. Car moi, je suis complètement, totalement révoltée. Et peut-être que la chute sera douloureuse, peut-être qu'un jour je tomberai de haut. Peut-être que je suis inadaptée au système mais peu importe, car je suis sûre d'être dans le vrai.

Je travaille dans une boîte de larbins ! Avec de jeunes collègues qui ont presque, je dirais, un tempérament d'esclave.

Nous n'avons aucun avantage à part la mutuelle : zéro RTT, zéro tickets restau, etc.

Nos chefs veulent que nous nous montrions ultra-polyvalents et impliqués et maintienne un climat étouffant de grande famille. Beaucoup de gens y adhèrent, INCROYABLE. Nous pourrions être vraiment mieux payés pour tout le travail que nous abattons.

Là, vous me répondez: "oui, c'est comme partout ailleurs, quoi". Apparemment, oui et je trouve ça flippant, moi ! Et je dis que si on se serrait un peu les coudes, on pourrait les faire chier aussi, ces salopards de chefs !

Moi je suis très isolée dans mon travail, on essaie de me faire avaler plein de couleuvres, de me surcharger et je dis NONNNN, NONNNNN et NONNNN. Et je fais peu d'heures supplémentaires car je l'ai décidé. Vu qu'on est récompensés d'aucune manière, je me débrouille également pour rattraper chaque heure supp' que je fais en arrivant plus tard ou en partant plus tôt.

Mais j'ai tellement de mépris pour cette minable boîte de merde qu'ils n'arrivent pas à me transformer en larbin, comme les autres. Alors je pense être mal vue, et il y a les brimades, vexations, certes, ce n'est pas anodin. Mais j'ai un plaisir immense à voir mon chef se décomposer quand il essaie de me culpabiliser et que je démonte son argumentation pourrie du tac au tac avec beaucoup de calme.

J'en veux énormément à certains collègues. Ils ont mon âge et ne savent que courber l'échine, avaler toutes les couleuvres, se laisser surcharger.

Travail tard le soir, travail le we pour certains. Ils sont souvent au bord de la crise de nerfs. Certains disent "il faut accepter tout ce que demande le client". Et quand ils n'en peuvent plus, ils viennent quand même au travail, Malades...

Il y a bien des critiques, des mouvements d'humeur, mais toujours devant les chefs. Rien n'explose. Ils suivent des chefs manipulateurs avec à la fois enthousiasme, ras-le-bol et impuissance sans doute...

Les garçons en particulier font preuve d'un manque de sens critique aberrant. Pourvu qu'on leur parle de foot et qu'on essaie de susciter chez eux un esprit d'équipe sportive, ils sont près à tout avaler puis quelques semaines après, ils protestent faiblement, épuisés qu'ils sont.

Les gens se méfient les uns des autres. Aucune solidarité. C'est très mal vu de se plaindre, de critiquer. Celui qui se plaint, c'est une sorte de maillon faible. Donc personne ne critique plus nos chefs avec personne, jamais dans leur dos en tout cas. 

La politique de l'open space marche à fond : surveillance entre individus, indiscrétion...

Ils me font marrer... quand ils partent à l'heure ou à 16h un vendredi soir, c'est avec une espèce de défi dans les yeux au cas où quelqu'un oserait les critiquer. J'ai envie de leur dire: "ah bravo, enfin un courageux !".

De quoi ont-ils peur ces individus ?

 

  • Veulent-ils donc faire carrière dans cette minable boîte de merde mal organisée ? Pourtant aucun n'a d'enfants, de maison à rembourser... nous ne sommes que des jeunes.
  • Veulent-ils absolument rester dans cette capitale qui pue ?
  • Ont-ils peur de ne pas avoir de recommandation le jour où ils iront travailler ailleurs ? Ont-ils peur du licenciement ? Alors que précisément, ce sont nos chefs qui ont peur que l'on parte, MDR.

 

Pourquoi mes collègues sont-ils si dociles ? Moi je cherche activement autre chose et refuser leur système de merde ne m'empêche pas de faire mon travail. Et alors ? Ca ne m'empêchera pas de travailler ailleurs !

Publié dans Opinions

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