Je ne me sens bien nulle part...

Publié le par Farfalle, le papillon italien

to_the_end_of_the_world_by_foureyes-copie-1.jpg 

 

J'ai d'abord réalisé un premier rêve, à la fin de mes études : vivre dans le sud... 

Les cigales, l'odeur des pins, le soleil, l'accent des gens du sud. J'ai pu profiter de tout cela, mais j'étais très mal, très seule et je ne me suis liée avec personne... j'étais dans une ville où les gens ne se fréquentent qu'entre "gens du cru". Un premier rêve réalisé, mais dans une réalité beaucoup moins chatoyante.

Maintenant, je réalise depuis quelques mois un second projet : je vis dans un pays anglophone. J'y suis beaucoup plus heureuse que dans le sud de la France. Je suis aussi beaucoup moins seule, de part mon travail, mes colocataires, etc.

Mais quand je parle avec ma famille, sur skype, je réalise que c'est près d'elle que j'aimerais être. Et pourtant, les quelques années où je suis restée près de ma famille, après le bac, j'ai eu l'impression de ne pas me réaliser, d'étouffer dans un confort affectif bien appréciable mais dont j'avais suffisamment profité.

Je me rends compte aussi que j'aimerais me poser. Avoir ENFIN un chat, acheter quelques objets dont j'ai vraiment envie, dans Mon Chez-Moi...mais ça fait à peine un an que je peux enfin bouger, réaliser mes envies.

J'ai donc l'impression d'être dans une instabilité permanente qui me rend assez malheureuse en somme. Je crois que c'est plus la façon dont je vois les choses qui me rend malheureuse : je suis pressée, je reste focalisée sur ce que je veux faire Après, je n'ose pas m'installer matériellement parlant ici parce que je ne veux pas m'embêter avec un gros déménagement ensuite.

Je suis tout le temps frustrée, quoi...

Très loin du Carpe Diem de mes années lycée où j'appliquais les principes des grands philosophes qu'on étudiait. C'était une sorte de guide de vie pour moi, ça me faisait du bien, et j'ai tout oublié, année après année, déception après déception...

La vie ça vous décape, quand même...

Publié dans Infinita tristeza

Commenter cet article

M 02/10/2012 11:09


(Ne pas tenir compte de cet affreux nom d'adresse mail datant d'une ancienne époque!)


Bonjour, je réagis à ce message que j'ai trouvé en tapant "je ne suis bien nulle part" sur google... Je me suis tellement reconnue à travers ces phrases que c'en était boulversant.


Je n'ai pas réussi à trouver la date de cet article, mais qu'il soit très ancien ou récent, ça m'aurait fait plaisir d'échanger quelque peu à ce sujet.

Farfalla, le papillon italien 20/11/2012 01:12



Salut M, j'avais laissé ce blog quelques mois. On peut échanger pas de souci.



mamalilou 28/11/2011 18:05


les voyages forment la jeunesse... vient le moment de prendre sa place pour de vrai... parfois on a besoin de "se sentir chez soi", parfois on se sent partout chez soi et on n'est bien qu'avec
peu de choses et quelques liens intimes...


l'on se rend compte qu'être utile et être aimé n'ont pas une égale importance pour chacun, mais que ce sont nos deux principaux moteurs...


par ailleurs il est parfois très décevant de regarder en arrière, soit parce qu'on aura un peu gâché sa jeunesse ou qu'elle nous aura été gâchée, soit parce qu'elle nous paraîtra bénie et que nos
renoncements et notre perte d'intégrité depuis nous deçoit...


très décevant peut-être, mais nécessaire pour bien intégrer son présent et cesser de se projeter... car tout n'est qu'étape, dans un présent ou chaque pas, avec ou sans but, est un but en
lui-même...


doux bisous